Futura-Sciences et les animaux non-humains
Futura-Sciences est un média web de vulgarisation scientifique. Les intérêts des animaux non-humains ne sont donc guère sa préoccupation. Par conséquent, tant que la réification des animaux non-humains restera ultra-dominante, se positionnera de fait majoritairement contre eux. Cela n'est pas une position voulue, pensée, mais une conséquence involontaire de son relai à prétention neutre de la Science qui est empreinte de l'idéologie dominante de son époque et se révèle donc être de fait politique (par la différence proportionnelle de traitement de l'infinité des sujets possibles, par ce qu'elle s'autorise à faire aux animaux non-humains et plus généralement comment elle les considère de fait).
Actualités
- Le 15 juin 2010, est publié "Etre végétarien, est-ce bon pour la santé ?".
- Le 9 juin 2019, est publié "Vegan, végétarien, omnivore : quel est le meilleur régime pour la planète ?" par Céline Deluzarche.
- Le 10 septembre 2019, est publié "Le RV du Dr [Arnaud] Cocaul : est-ce vraiment bon pour la santé d'être végétarien ?".
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"À quoi les Européens, les Américains et les Chinois sont-ils prêts à renoncer pour lutter contre le changement climatique ?"
est publié le 13 février 2021
et mis à jour 2 jours plus tard.
C'est un court article
de Julien Leprovost
pour ou avec le soutien
de GoodPlanet Mag.
Il indique s'appuyer sur le sondage
"What are you ready to give up to fight climate change?"
de la BEI (Banque Européenne d'Investissement),
qui en a lui-même fait un article en français avec
"Déplacements en avion, consommation de viande et diffusion vidéo en continu : ce que les citoyens de l'UE, des États-Unis [d'Amérique du Nord] et de la Chine sont prêts à abandonner pour lutter contre les changements climatiques"
(publié le 12 janvier 2021).
Renoncer à la viande
serait le second geste le plus difficile
à volontairement pour les français·es,
parmi ceux proposés ou retenus et selon leurs dires,
avec un taux qui serait de 23%.
Cependant, quand il s'agit de classer
par facilité perçue et exprimée,
ne plus consommer de viande
serait aussi en seconde position,
avec cette fois 18%,
à égalité avec le visionnage de vidéos en ligne.
Pour ce qui est des chinois·es,
ou du moins du panel soumis au sondage,
ce serait trop dur pour 35% d'abandonner la viande.
Seulement 15% d'entre elleux
trouverait à priori aisé de passer
au végétarisme,
qui va plus loin (le rédacteur le sait-il ?) que
le pesco-végétarisme,
car lui n'exclut pas les cadavres aquatiques
et se borne donc au renoncement de la viande
pour une certaine définition de celui-ci
(que tout le monde ne partage pas).
Le taux pour la même chose serait
de 14% pour celleux désignés comme "Américains",
que la domination culturelle
des États-Unis d'Amérique du Nord
peut pousser (à tord ou à raison dans ce texte)
à en avoir une compréhension plus restrictive
que les habitant·e·s du continent américain.
L'article souligne que
la viande et la déforestation provoquée par l'élevage sont responsables d'au moins 14,5 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
Malgré la mise en avant par l'article de l'éventualité d'un renoncement consumériste, qui se fout de l'exploitation capitalistique permettant le niveau énorme de consommation dans les centres capitalistes et que subissent bien des humains de la Périphérie et aussi des animaux non-humains pour lesquels les considérations sont encore bien moindres quand elles existent au-delà du discours, est mis en avant une phrase d'Ambroise Fayolle (vice-président de l'époque de la BEI) mettant en avant et promouvant du solutionnisme technologique pour faire face au défi écologique, au lieu d'une action réfléchie d'une réduction de la consommation de certaines choses et/ou la production de ceux-ci d'une manière se voulant éthique ou opportunément déclaré comme tel, ce que prône des welfarismes en tout genre, ou l'abolition pure et simple (sans attendre de potentiels substitus) de certains pans de la production actuelle, comme cela est prôné par des abolitionnistes et dont une possible manifestation individuelle au sein du zoonimalisme ou de l'animalisme est le zoovéganisme. Pourtant la dernière partie du texte va contre cette phrase du satut quo capitaliste, en se positionnant pour des changements par renoncement des modes de vie individuels et des décisions collectives publiques, comme c'est prôné par les zoovéganes abolitionistes dans le champ du zoonimalisme. - Le 22 décembre 2023, est publié "Non, les bovins des pâturages ne sont pas meilleurs pour le climat que ceux nourris aux céréales" par Julien Hernandez.
- Le 10 janvier 2024, est publié "Une étude japonaise montre les bienfaits du fromage contre le déclin cognitif [chez l'humain]" par Claire Manière. Le titre est exagéré : il y a une corrélation. Est-ce que le zoolait est la cause ? Ça n'est en l'état pas sûr.
- Le 30 juin 2024, est publié "Végétarien, végétalien, végan : quelles différences ?" par Marie-Céline Ray.