Le 26 juillet 2018, est publié
"WeWork [géant du coworking] prive ses 6 000 salariés de viande"
par Annabelle Laurent.
Toutefois, le poisson, en revanche, reste au menu,
sans parler des autres produits zoonimaux,
mais il serait prévu d'évaluer la question,
ce qui est doublement compréhensible
au vue du motif écologique
(la viande étant plus identifiée
et aussi plus polluante que le lait et les oeufs
qui ne sont toutefois pas reluisants
vis-à-vis de la majorité des végétaux courants,
tandis que le cas des poissons est plus compliqué
si on le saisit sous un angle écologique d'un seul bloc
et ce de par le fait qu'il y a une différence à faire
entre la pêche et l'élevage
dont les impacts sont qualitativement différents).
Pour ce qui est de l'allégation de paternalisme,
on peut trouver que c'est vrai
parce que c'est une décision patronale
qui n'a donc aucune légitimité démocratique,
mais on peut au contraire juger
que ça ne l'est que dans une perspective espèciste
et ce en agitant par exemple
l'interdiction d'une atteinte à un humain
(par sexisme, racisme, ou autre)
où là (si on se met dans le cerveau majoritaire actuel
qui est pris dans le prisme espèciste
et plus précisément humaniste
au moins dans le discours public de façade voulue
et à priori souvent pensé comme tel
par les sexistes et racistes de fait mais "bon teint")
on est plus enclin à prendre l'angle de l'opprimé·e
au détriment de la liberté à opprimer
(qui n'est certes pas là le motif invoqué
ou du moins pas vis-à-vis des zoonimaux
et motif qui serait d'ailleurs incohérent
avec la décision de ne proscrire
que les cadavres d'animaux terrestres
et en fait il ne serait pas surprenant
qu'il faille en exclure les insectes
au vue de la motivation écologique,
ce qui relativise donc l'approche anti-espèciste
amenant à percevoir une erreur
dans la qualification de cette proscription
comme relevant de paternalisme).
Le type interviewé est présenté comme
co-fondateur d'Aleph Farms,
startup israélienne
spécialisée dans la viande durable.
En fait, sous viande durable se cache
viande in vitro,
à partir de cellules souches.
Mais comment sont obtenues les cellules souches ?
et dans quel milieu se développent t'elles ?
Par rapport aux ersatz de viande
à base de végétaux,
il prétend qu'il y aurait une grande différence
(
Notre approche est radicalement différente !
).
Pourtant, dans le cas de la végé-viande
et de la viande in vitro,
il y a toujours la volonté
de faire plus ou moins une copie
de la viande d'abattoir,
avec le supposé que le blocage
vers moins ou plus du tout
de cette viande particulièrement cruelle
se situerait au niveau du goût
et/ou à une ou plusieurs autres caractéristiques.
En revanche, étant donné que la viande in vitro
nécessite au moins une cellule animale
et que le milieu pour la reproduction
peut être au moins partiellement animal,
il peut y avoir un besoin
d'exploiter un nombre limité d'animaux
pour récupérer relativement régulièrement
du matériel animal,
donc l'exploitation est préservée,
alors les ersatz végétaux
ne le nécessitent assurément pas
et sachant là qu'on ne parle que des ersatz végans
(donc pas des ersatz qui contiendraient
par exemple de l'oeuf, du lait ou un dérivé).
Notons l'honnêteté du gars :
je le précise d'emblée,
je n'ai aucun problème personnel
avec la manière traditionnelle
d'élever une vache !
Néanmoins, le temps
où l'éleveur pouvait entretenir
une réelle connexion,
un réel respect
avec sa bête
est révolu.
[…]
À contrario,
dans les élevages industriels d'aujourd'hui,
les vaches sont perçues
comme des machines à produire des protéines.
D'ailleurs plus loin, on a le droit à
Notre idée n'est pas de remplacer
la belle tradition par de la technologie,
mais de remplacer la misère animale
par une meilleure manière
de produire des protéines [zoonimales].
En bref, c'est un bien-êtriste
sans véillité abolitionniste.
Le 23 mars 2019, est publié
"Clean Meat : « De la vraie viande issue de cellules d'animaux vivants »"
par Lucile Meunier
et Romane Mugnier
qui livrent là le résultat d'une entrevue écrite
avec Paul Shapiro.
L'exploitation zoonimale est au rendez-vous :
Une cellule souche est obtenue
après biopsie sur un animal vivant.
Et au moins il est honnêtement précisé
que ce n'est pas, au moins dans certains cas,
juste pour préléver les cellules :
Dans plusieurs entreprises,
les cellules se développent
dans un sérum fœtal bovin riche en protéines
et permettant de maintenir les cellules en culture.
Cette étape pose un problème éthique majeur :
ce sérum provient du sang de fœtus de vaches,
prélevé au moment de l'abattage de vaches gestantes.
Il faut retirer le fœtus du ventre de sa mère
et prélever par ponction cardiaque le sang
après avoir anethésié l'animal.
Une étape qui se réalise non sans douleur pour l'animal,
privé d'oxygène suite au prélèvement sanguin.
Le 4 octobre 2023, est publié
"Genetics of vegetarianism: A genome-wide association study"
par Nabeel R. Yaseen,
Catriona L. K. Barnes,
Lingwei Sun,
Akiko Takeda
et John P. Rice,
ce dans PLoS ONE.
S'appuyant dessus, le 12 octobre 2024,
Usbek & Rica publie
"C'est prouvé : être végétarien, c'est (en partie) dans les gènes"
d'Emilie Echaroux.
Mais juste après le titre à priori bidon
(de par l'importance donné à la génétique
qui semble trop forte pour un régime alimentaire
dont les motivations ne sont en général
que relativement peu individuelles),
la fin du chapô s'empresse de préciser
que
cette hypothèse […]
mérite toutefois d'être nuancée
.