Émilie Dardenne et les animaux non-humains
Émilie Dardenne est une femme blanche. Professionnelement, elle est ou a été une universitaire et dans ce cadre s'intéresse ou s'est intéressée à l'animalisme.
Actualités
- En janvier 2005, est publié son article "Portrait de Henry Stephens Salt : penseur et militant aux engagements multiples" dans Cahiers antispécistes n°24.
- Le 16 mars 2019, est publiée la vidéo "Les études animales et leur relation avec l'antispécisme" par Semaine de la Pensée AntiSpéciste sur l'ordinato-plateforme privatrice et centralisée YouTube du Big Brother capitaliste Google.
- Le 9 septembre 2020, sort la première édition de son livre "Introduction aux études animales" aux éditions PUF. Une seconde édition sortira le 12 octobre 2022.
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Sur l'ordinato-plateforme privatrice et centralisée
Twitter,
le 10 octobre 2020, elle commente
Réflexion sur le véganisme et compte-rendu de l'ouvrage dirigé par Renan Larue aux PUF : La pensée végane.
à propos de l'article (réservé aux abonné·e·s) "« Les choix des végans mettent en lumière la dissonance cognitive du reste de la population »" par Stéphane Foucart pour Le Monde. - Le 14 décembre 2020, est publié "Entre êtres humains et autres animaux, panorama d'une histoire entrelacée, à propos d'Émilie Dardenne, Introduction aux études animales (2020)" par Alec Aubrey Lanthier pour la revue L'Amorce.
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Le 22 février 2021, est publié
"Interview 1 d'Emilie Dardenne"
par la chaine Les intelligences animales
sur l'ordinato-plateforme privatrice et centralisée
YouTube
du Big Brother capitaliste
Google.
Une phrase (qu'elle a probablement tenu)
est mise en exergue :
le mot animal est synonyme de violence
. - Le 22 mars 2021, est publié "Interview 2 de Emilie Dardenne : Nos quatre blessures narcissiques" par la chaine Les intelligences animales sur l'ordinato-plateforme privatrice et centralisée YouTube du Big Brother capitaliste Google.
- Le 23 mars 2021, est publié "Bretagne. Ils [154 enseignant·es-chercheur·euse·s] veulent plus d'alimentation végétale dans les restaurants universitaires" par Virginie Enée pour Quimper Maville par Ouest France. Émilie Dardenne en serait à l'initiative avec Matthieu Romagny. Dans l'article, il n'est question que des émissions de gaz à effet de serre, les animaux non-humains sont absents.
- Le 28 avril 2021, est publié "Interview d'Émilie Dardenne, responsable pédagogique du D.U “Animaux & Société”" par Dominic Hofbauer pour Savoir Animal.
- Le 11 aout 2021, est publiée la vidéo "Les animaux et nous" sur l'ordinato-plateforme privatrice et centralisée YouTube du Big Brother capitaliste Google. C'est une visio-conférence du 28 juin 2021 par l'Association Végétarienne de France. Les participant·e·s sont Émilie Dardenne, Élodie Vieille Blanchard, Dominic Hofbaurer et Nicolas Bureau.
- Le 31 aout 2022, est publié "Présentation du DU Animaux et société" par Université Rennes 2 sur l'ordinato-plateforme privatrice et centralisée YouTube du Big Brother capitaliste Google. La présentation est faite par Émilie Dardenne.
- Le 4 octobre 2022, est publiée la déclaration de Montréal sur l'exploitation animale par le Groupe de Recherche en Éthique Environnementale et Animale (affilié au Centre de Recherche en Éthique). Émilie Dardenne en est signataire.
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Le 12 octobre 2022, sort la seconde édition de son livre
"Introduction aux études animales"
aux éditions PUF.
La première édition était sortie le 9 septembre 2020.
On peut formuler des critiques sur certains aspects
(comme la manière dont est abordée Gary Francione),
qui étaient à priori probablement déjà possibles
dès la première édition,
mais nous nous contenterons là de relever une énormité :
sa définition du véganisme dans le glossaire.
La voici intégralement (page 289) :
alimentation exclusive par les végétaux (végétalisme) [en réalité, c'est un raccourci, car le règne fongique et le règne bactérien ne sont eux pas exclus, mais passons, c'est plutôt anecdotique] et refus de consommer tout [autre] produit (vêtements, chaussures [pas des vêtements !?], cosmétiques, [mobilier,] etc.) issu des animaux ou de leur exploitation.
Or le véganisme est relatif aux animaux d'un point de vue éthique et non de la consommation de produits, donc sa définition est magistralement erronée (de fait, même si ce n'est probablement pas voulu). En effet, elle n'inclut pas les services, comme si pouvaient donc être compatibles avec le véganisme : la corrida, l'équitation, les zoos et delphinariums, la chasse et la pêche faites exclusivement pour le loisir (donc sans tuer et sans mutiler pour consommer), etc. Pourtant, la définition du véganisme de la Vegan Society (qui a été rien de moins qu'à l'origine du mot) n'est pas plus longue dans sa version de base :Le véganisme est une façon de vivre qui cherche à exclure, autant que faire se peut, toute forme d'exploitation et de cruauté envers les animaux, que ce soit pour se nourrir, s'habiller, ou pour tout autre but.
Être universitaire et produire un ouvrage universitaire n'implique pourtant de faire de la pseudo-innovation foireuse. Il est donc pour le moins fort étrange qu'elle se soit adonnée à ça, alors qu'on ne peut pas nier qu'elle est globalement loin d'être mauvaise sur son sujet, plutôt bien au contraire. -
Le 4 novembre 2022, est publié
"Émilie Dardenne, Universitaire : 5 questions à un·e antispéciste"
par la revue L'Amorce.
On peut faire le résumé suivant :
- Elle affirme que son engagement pour les animaux est idéelle, c'est-à-dire qu'il est dans le domaine des idées. Elle n'est donc à priori pas une militante de terrain et ne semble pas envisager de le devenir.
- Elle énumère des questions soulevés par des tiers sur l'anti-espècisme : et les humains ? comment vivre d'une manière avec les animaux non-humains ? comment ne pas être isolé quand on est anti-spéciste ?
- Elle n'aime le caractère négatif (au sens philosophique) de l'anti-spécisme. Elle préfère une approche positive qu'elle qualifie de zooinclusive. Ça lui semble plus efficace.
- L'altruisme dit efficace (dont le grand théoricien est Peter Singer) et la zoopolitique (en fait plutôt le zoopoliticiennisme) lui semble prometteur pour les animaux non-humains. De plus, comme on pouvait s'y attendre de la part d'une professeuse et petite productrice d'idées, elle croit beaucoup dans l'approche éducative.
- Elle cite des auteur·e·s de livres, dont Peter Singer, et c'est même le premier qu'elle cite. Ensuite, elle donnent des références de ressources en ligne et on peut noter que ni Facebook ni Twitter ne semblent lui poser problème.
- Le 23 novembre 2022, est publié "Corrida : la loi devrait représenter la volonté collective" par Libération. C'est une tribune de plus de 20 chercheurs/chercheuses (dont Émilie Dardenne).
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Sur l'ordinato-plateforme privatrice et centralisée
Twitter,
Charles Fournier
fait savoir ce qui suit le 30 novembre 2022 :
Alors que les accidents se multiplient, je propose une régulation de la chasse et de ses pratiques.
Celle-ci estpour une chasse plus respectueuse de la nature et de ses usages
. Le 3 décembre 2022, sur la même plateforme, elle commente :Proposition de loi du député @cfourniereelv pour réguler la chasse, avec interdiction de :
C'est là une campagne spécifique, qui ne vise même pas à abolir la chasse mais seulement à la restreindre. Ce n'est accompagné d'aucun autre message. Cela est donc particulièrement susceptible de faire penser que la chasse en elle-même n'est pas un problème (hormis nécessité de survie) et encore moins l'usage des animaux, ce qui relève très clairement du bien-êtrisme (aussi dit, par anglicisme, welfarisme).- la chasse le week-end, les jours fériés et vacances scolaires,
- la chasse à courre et des chasses traditionnelles,
- la chasse en enclos.
- Le 6 décembre 2022, est publié son entretien audio Les universitaires peuvent-elles être antispécistes ?" par la chaine Comme un poisson dans l'eau sur l'ordinato-plateforme privatrice et centralisée YouTube du Big Brother capitaliste Google.
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Le 17 novembre 2022, est publié
"Stirling University Students' Union votes to go 100% vegan"
par la BBC.
Le 20 novembre 2022, c'est relayé par University World News.
Le 16 décembre 2022, Émilie Dardenne relaie
L'association des étudiant·e·s de l'Université de Stirling vote pour un campus 100% végane.
sur l'ordinato-plateforme privatrice et centralisée Twitter. -
Le 18 décembre 2022, est publié
"«Les dents de la mer» et les amers regrets de Spielberg"
par Paris Match
qui le relaie par Twitter.
Sur cette même ordinato-plateforme
privatrice et centralisée,
le 19 décembre 2022,
Émilie Dardenne y réagit de la sorte :
Prendre la mesure de l'effet que la culture humaine produit sur les animaux. Le film «Le Dents de la Mer» (+ gros succès cinématographique de tous les temps) a été une catastrophe pour les requins, massacrés dans une frénésie destructrice par les pêcheurs sportifs après 1975.
Nombre de morts humaines causées par des requins en 2021 = 9 (d'après UF Shark Research).
Nombre de requins tués par notre espèce par an = entre 63.000.000 et 273.000.000 (selon Boris Worm, Brendal Davis, Lisa Kettemer, Christine A. Ward-Paige, Demian Chapman, Michael R. Heithaus, Steven T. Kessel , Samuel H. Gruber, "Global catches, exploitation rates, and rebuilding options for sharks", Marine Policy 40, 2013).
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Le 30 mars 2023, est publié
"Jérôme, éboueur d'usines à viande : « On voit des choses qui ne devraient pas exister »"
par Anne Crignon
pour L'Obs.
Le même jour sur la plateforme privatrice Twitter,
elle y réagit :
La marchandisation des animaux, ça donne ça : des pratiques révoltantes, violentes, injustes. Merci aux lanceurs d’alerte d'avoir le courage de les dénoncer.
Sur quoi l'alerte porte t'elle ? Sur le fait que des animaux non-humains soient exploités et tués en l'absence de nécessité par plaisir et/ou par commodité ? Non, pas du tout. L'alerte, qui a été recueillie par L214 (qui est néo-welfariste dans la terminologie francionienne) et qui est introduite en vidéo par son co-fondateur Sébastien Arsac, porte sur les conditions de travail humain et sur les animaux non-humains. Y avait t'il besoin de donner l'alerte pour pondre un article et une vidéo sur l'horreur de gérer des masses de cadavres ? Y avait t'il besoin de donner l'alerte pour pondre un article et une vidéo sur le fait que parfois, ô surprise, il y a des animaux non-humains encore vivants et/ou plus d'asticots vivants que d'autres animaux non-humains morts ? On est amené à penser que le problème serait des excès dans le cadre de l'exploitation des animaux non-humains et non la zooexploitation elle-même. En effet, le cas échéant, il suffit d'aller dans à peu près n'importe quel magasin alimentaire (hors primeurs) ou à peu près n'importe quel restaurant. On y trouverait aisément du cadavre, du liquide pour bébé (avec l'enfant arraché à sa mère, ainsi bien sûr que la mort des 2 à la fin) et de l'exploitation zoofemelliste sous forme d'oeufs (avec la mort des productrices quand elles ne sont plus suffisamment productrices, ainsi que la mort des petits mâles s'il n'y pas eu ovosexage). Mais Émilie Dardenne et L214 nous incite là de fait à mettre en cause le traitement des animaux non-humains et non l'usage lui-même des animaux non-humains. D'ailleurs, ni dans le tweet (= message sur Twitter), ni dans l'article, ni dans la vidéo, il ne sera question de véganisme, ni même de végétalisme ou encore de végétarisme. Qu'est t'on donc inviter à faire si ce n'est se lamenter ? Mais si on se contente de ça, qu'on continue à exploiter ou faire exploiter les zoonimaux (ou animaux non-humains), ça continuera, y compris l'élevage intensif qui même lui n'est pas appelé à être boycotté. Néanmoins, on peut être amené à penser qu'on peut s'acheter une conscience en donnant financièrement à la brillante association qui dénonce, potentiellement tout en finançant ce qui est dénoncé (en achetant ou en faisant acheter du cadavre, du zoolait, de l'oeuf, du cuir, de la fourrure, etc.). Devenez véganiste (si ce n'est pas déjà le cas) et appelez à le devenir (car ça ne relève pas du choix personnel, mais de l'impératif moral, puisque d'autres personnes sont impliquées, comme pour les actes sexistes et racistes), ou le cas échéant ne vous foutez pas du monde et avouez donc que vous un être cruel. -
- Le 4 avril 2023, est publié "Nouveau baromètre sur la consommation de viande des Français et leurs attentes vis-à-vis des pouvoirs publics" par Réseau Action Climat France. Ça permet de faire la promotion d'un sondage par Harris Interactive : "La consommation de viande : quelles nouvelles tendances ?".
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Sur l'ordinato-plateforme privatrice et centralisée
Twitter,
le 5 avril 2023,
Émilie Dardenne déclare
Les français·es
veulent la disparition des viandes issues des élevages les plus intensifs
, d'après le dernier baromètre de l'alimentation par Réseau Action Climat France qui illustre le déclin de la consommation carnée en France. - Cette formule triomphante est en réalité trompeuse. En effet, le sondage se base sur des réponses à ce que des gens prétendent vouloir. Si vraiment ils le voulaient, ils devraient logiquement déjà le faire (puisqu'ils le peuvent et que c'est moins cher financièrement), et ils faudraient étudier leurs pratiques (approche matérialiste) et non leurs prétentions (approche idéaliste). Or, on peut constater qu'ils le font assez peu et qu'une partie de la réduction n'est pas le fruit d'un souhait mais de la contrainte du prix. De plus, même dans l'approche centrée sur la déclaration d'idées, pour la partie qui se déclare favorable, il aurait été fort souhaitable d'enchainer avec 2 questions (qui auraient mis les sondé·e·s devant des conséquences logiques et surtout très concrètes) : est-ce que vous seriez toujours d'accord si cela conduisait à rendre plus cher les produits animaux ? est-ce que vous seriez toujours d'accord si cela conduisait à une moindre consommation des produits animaux ?
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Le 6 juin 2023, est publié
"Manifestation à Rennes : Le drone de la police attaqué par des mouettes et des goélands"
par Camille Allain
pour 20 minutes.
Sur l'ordinato-plateforme privatrice et centralisée
Twitter,
elle commente le lendemain
Les goélands, trop badass.
- Le 21 aout 2023 a été le jour de lancement officiel de la Fresque des Animaux, à laquelle elle a participé. Elle en a fait la promotion sur Twitter/X.
- Le 4 septembre 2023, est publié l'article "Émilie Dardenne nommée membre Senior de l'Institut universitaire de France (IUF)" par l'université Rennes 2.
- Le 12 septembre 2023, est publié son article "Considérer les animaux. Une approche zooinclusive" chez Savoir Animal. C'est une auto-promotion de son livre qui sort le lendemain.
- Le 13 septembre 2023, est publié son livre "Considérer les animaux : Une approche zooinclusive" aux Presses Universitaires de France.
- Le 22 novembre 2023, est publié son article "Peut-on apprendre à vivre autrement avec les animaux ?" chez The Conversation.
- Le 30 janvier 2024, est publié son article "« Des bovins découpés encore vivants » : comment changer notre rapport aux animaux d'élevage ?" chez The Conversation.
- Le 19 février 2024, est publié "Qu'est-ce que la zooinclusivité ? À propos de Considérer les animaux d'Émilie Dardenne" par Christiane Bailey pour L'Amorce.
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Le 10 décembre 2024, est publié
"Declaration on Animal Dignity".
Émilie Dardenne en est signataire.
Dans la foire aux questions du site web,
on trouve la pertinente question
Does recognizing animal dignity mean that i should become vegan?
Quand on voit qu'elle a été signée par entre autres Compassion In World Farming, on pouvait très fortement se douter de la réponse. Celle-ci ne laisse aucune place au doute :Recognizing animal dignity does not necessarily mean adopting a vegan lifestyle or avoiding all animal-related products […] the key focus is on mindful and respectful treatment of animals more than setting any absolute prohibitions.
Bibliographie livresque
Livres qu'elle a écrit
- Introduction aux études animales (éditions PUF, 2020 puis 2022, ISBN : 978-2-13-083745-9, notice FRBNF46702739)
- Considérer les animaux – Une approche zooinclusive (éditions PUF, 2023, ISBN : 978-2-13-085313-8)
Livres auxquels elle a contribué
- Deux siècles d'utilitarisme (éditions Presses Universitaires de Rennes, 2011, ISBN : 978-2-7535-1716-5, notice FRBNF42568872)
- Peter Singer et La libération animale : quarante ans plus tard (éditions Presses Universitaires de Rennes, 2017, ISBN : 978-2-7535-5255-5, notice FRBNF45269342)