Tom Bry-Chevalier / Pagure Mecha et les animaux non-humains
Pagure Mecha
est un pseudonyme de Tom Bry-Chevalier.
C'est un homme blanc, handicapé moteur,
né le 16 aout 1996.
Il se dit en faveur
de l'environnement
et de l'altruisme efficace
(au sens de Peter Singer).
Malgré ces proclamations, en 2020 au moins,
il affiche être sur et encourage à être suivi sur
YouTube de Google, Twitter, Facebook, et LinkedIn de Microsoft.
Apparemment le logiciel privateur, les services centralisés,
la violation massive de la vie privée,
l'incitation à la sur-consommation par la publicité,
et plus généralement
le capitalisme,
ne semblent pas pour lui aller contre ses principes.
De par ses écrits, il est très clair qu'il est en faveur de l'animalisme, ou pour être plus précis au moins du zoonimalisme, et est fort probablement (du moins en 2020) zoovégan. Il est ou a été employé par l'entreprise à vocation lucrative GOURMEY, qui fait des produits alimentaires pseudo-zoonimaux par culture artificiel via des cellules collectées, et il n'a pas de problème à l'afficher, donc on peut en conclure (qu'à minima à cette période de sa vie) il n'a fort vraisemblablement pas de problème avec l'industrialo-véganisme.
Actualités
- Le 7 janvier 2019, est publié son texte "Capacitisme et spécisme sont-ils liés ?" dans la revue L'Amorce.
- Le 30 avril 2019, est signalé ce qui suit "Élections Européennes : Tous les candidats de la liste du Parti animaliste ont signé le plaidoyer «Vote for animals»" par le site web Politique & animaux de L214. Tom Bry-Chevalier en fait parti (numéro 64).
- Le 17 septembre 2019, sur son blog, il a publié "Capacitisme et spécisme sont-ils liés ?".
- Le 17 septembre 2019, sur son blog, il a publié "Une histoire environnementale des abattoirs en France".
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Le 20 septembre 2019, sur son blog, il a publié
"La géo-ingénierie est-elle « le dernier mirage avant la fin du monde » ?".
Le sujet n'est pas les animaux non-humains,
mais on peut néanmoins relever ce qui suit :
les BECCS [Bio-Energy with Carbon Capture and Storage] souffrent d'un problème de généralisation à grande échelle. En effet, avec les méthodes actuelles, la suppression de 10 gigatonnes de CO2 par an (environ un quart de nos émissions actuelles) nécessiterait qu'une superficie de la taille de l'Inde soit mise en culture à cette seule fin. Cela entraînerait une expansion des terres agricoles sans équivalent dans l'histoire récente et serait écologiquement désastreux en soi sans changements agricoles profonds et une réduction considérable de la quantité de viande produite.
Et un peu plus loin, il y a aussi :ma conviction éthique selon laquelle nous ne devrions pas manger les animaux s'aligne assez bien avec divers objectifs environnementaux
. - Le 7 octobre 2019, sur son blog, il publie "Altruisme efficace et animaux non-humains – Introduction partie 1".
- Le 31 octobre 2019, sur son blog, il publie "Le mouvement animaliste devrait-il arrêter de parler des vaches ?".
- Le 27 juin 2020, est publié "Conférence Tom Bry-Chevalier – Comment mieux aider les animaux" par PEA (Pour l'Égalité Animale) sur l'ordinato-plateforme centralisée et privatrice YouTube du Big Brother capitaliste Google.
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Le 9 aout 2020, il publie sur son blog web un article nommé
"Quel impact environnemental pour la viande cultivée ?".
Outre certaines qualités de l'article
(à savoir sa rigueur scientifique, quoi que sélective,
et l'indication précise des sources),
on peut faire certains reproches
et être en désaccord avec la conclusion
(
j'ai tendance à penser que la viande cultivée est une des innovations les plus prometteuses à ce jour pour surmonter les enjeux environnementaux actuels et à venir
). Tout d'abord et surtout, un hic important est que la manière de juger repose sur l'axiome (assumé) de se contenter de comparer la viande artificielle obtenue par culture à l'élevage. On peut faire 2 gros reproches à cela : il est possible de consommer drastiquement moins d'aliments animaux en les remplaçant par des aliments végétaux, donc il faudrait aussi comparé cette production alimentaire de laboratoire à la production "naturelle" de végétaux ; et l'élevage ne peut être mis en réalité à part que dans des mono-productions et non dans le cadre d'une polyculture mélangeant animaux non-humains et végétaux pour des bénéfices mutuels d'un point de vue productiviste (comme c'est prôné entre autres par la permaculture), donc l'analyse se borne à une comparaison faite sur un état historiquement construit du mode dominant de production d'aliments animaux, en conséquence sa validité n'est au mieux valable que dans ce périmètre (qui pourrait rapidement changer, comme l'a par exemple envisagé Pablo Servigne dans "Nourrir l'Europe en temps de crise"), et la possibilité de changement de cela est tout simplement ignoré dans l'analyse. Il répond partiellement à ces objections, ou pour une part d'une manière indirecte, sans vraisemblablement avoir perçu ces limites : (à l'état implicite dans son écrit) les causes du changement climatique doivent être rapidement infléchies, il faut donc s'atteler à ce qu'on peut faire dès maintenant, à partir du monde tel qu'il est ; (explicitement défendu comme argument de sa thèse) une grande partie des gens ne seraient pour le moment pas prêts à devenir ne serait-ce que végétarienne. On peut lui rétorquer que la très vaste majorité de la population, en particulier des centres capitalistiques (au sens de la théorie, d'inspiration marxiste, des échanges socialement et écologiquement inégaux), n'est pas du tout prête à faire ce qu'il faudrait pour ne serait-ce que limiter le réchauffement à 2 degrés de plus en moyenne (alors que seulement 1,5 de plus serait préférable), donc que raisonner avec l'état actuel de la population ne peut amener qu'à un scénario catastrophique et qu'il faut donc miser sur un changement massif des points de vue (qu'il va falloir engendrer et ce n'est pas une mince affaire) ou accepter de tenter de faire au moins pire et de ne pas être plus ambitieux que ça (mais ça ne semble pas être le point de vue de l'auteur). On peut ensuite relever 2 choses anecdotiques en apparence, mais qui en réalité en disent long sur la pensée implicite de l'auteur : la viande cultivée pourrait nécessiter moins de réfrigération, il est pertinent de faire des pronostics sur 1000 ans avec une consommation d'énergie comparable en ordre de grandeur. On pourrait résumer la thèse implicite par ce qui suit : la technologie pourra nous sauver de l'impasse ou au moins très fortement nous y aider. Or si on réfléchit à partir de la thermodynamique (comme Nicholas Georgescu-Roegen) ou de la disponibilité des ressources et de la pollution (comme Jean-Marc Jancovici, Kris De Decker du low-tech magazine, le Club de Rome, le courant de pensée de la décroissance et celui de la collapsologie, ainsi que la permaculture des 2 co-fondateurs), avec de la logique et du conséquentialisme, on peut en arriver à la conclusion qu'il va falloir faire avec très significativement moins et ce bien avant l'année 2100, donc la réfrigération tout à azimut devra fort vraisemblablement être abandonnée (de gré ou de force) et l'humanité (si elle existe encore) sera très probablement conduite à utiliser bien plus sélectivement et précautionneusement l'énergie qui sera à sa disposition dans ne serait-ce que 100 ans. Bref, l'analyse telle qu'elle est faite par Pagure Mecha, alias Tom Bry-Chevalier, n'a d'intérêt pour elle-même que si les prémices implicites sont vérifiées, ce dont on peut juger que l'on a de quoi au mieux douter beaucoup. Elle a au moins la vertu non-voulue d'éclairer sur un axiome non-négligeable de ses vues, malgré sa déclaration d'intérêt pour l'écologie, et non étayée par une ou des explications (en tout cas pas dans cet article là). - Le 16 octobre 2020, il fait publier la vidéo "Répartition des richesses, pirates, et animaux" sur l'ordinato-plateforme privatrice et centralisée YouTube du Big Brother capitaliste Google. C'est une entrevue avec Romain Espinosa.
- Le 16 octobre 2020, est publié "Les potentiels de la viande cultivée" par The Flares sur l'ordinato-plateforme centralisée et privatrice YouTube du Big Brother capitaliste Google. Tom Bry-Chevalier y intervient avec Nathalie Rolland.
- Le 6 décembre 2020, sur son blog, il publie "Le discours pro végane est en train de gagner la guerre médiatique – mais est-ce seulement utile ?".
- Le 18 décembre 2020, il fait publier la vidéo "Pourquoi développer la viande cultivée ?" sur l'ordinato-plateforme centralisée et privatrice YouTube du Big Brother capitaliste Google.
- Le 24 avril 2021, il publie l'entrevue audio "Féminisme matérialiste, journalisme, et antispécisme" avec Axelle Playoust-Braure chez le Big Brother capitaliste Google YouTube.
- Le 10 décembre 2021, il faut publier la vidéo "L'abolition pas à pas : entretien avec Brigitte Gothière, directrice et cofondatrice de L214" sur l'ordinato-plateforme centralisée et privatrice YouTube du Big Brother capitaliste Google.
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Le 2 février 2022, il publie sur son blog
"Pourquoi développer des alternatives cherchant à imiter la viande ou d'autres produits d'origine animale ?".
On peut notamment s'attarder sur ces 2 phrases :
Chose amusante, plusieurs études suggèrent que les substituts à la viande (même le tofu !) sont de plus en plus appréciés avec une consommation répétée. La perte de plaisir gustatif, si elle peut exister lorsqu'on commence à consommer des protéines alternatives, est donc généralement temporaire.
, combinées à celle-ci :En comparant [des substituts 2.0] avec les substituts moins transformés (lentilles, tofu, pois), on s'aperçoit que ces derniers émettent encore moins de GES [gaz à effet de serre], ce qui en fait l'option idéale.
Simême le tofu
est un substitut qui s'avère efficace auprès de la population, qu'il est moins polluant queles substituts 2.0
comme il les appelle et que ça ne pose pas de problème pour les animaux non-humains, pourquoi s'acharner avec dessubstituts 2.0
et ne pas plus profondément changer l'alimentation, ce qui a l'avantage du point de vue écologique et aussi d'avoir une moindre réversibilité et donc un moindre risque de recarnisalisation, si ce n'est que la fuite en avant capitaliste est sur le court-terme bien plus compatible avecdes substituts 2.0
que des produits plus simples à produire (dont notamment les légumineuses et leurs dérivés à faible transformation comme le tofu). Remarquons qu'une partie de la conclusion est moins subtile :Les substituts 2.0 jouent un rôle similaire en ce sens [à la la cigarette électronique] qu'ils sont là pour offrir une expérience relativement similaire à la viande, sans ses effets néfastes.
, alors qu'il aurait plutôt fallu écrire "sans une grande partie de ses effets néfastes", mais cela aurait été moins compatible avec son parti pris en faveur des similis. -
Le 26 mars 2022, il publie ce suit sur Twitter
(une plateforme Internet, privatrice et centralisée,
détenue par des capitalistes) :
Je suis heureux de vous annoncer que je serai candidat aux législatives pour le Parti Animaliste dans la 3ème circonscription du Val de Marne. J'espère ainsi contribuer à faire avancer la question animale dans le débat public.
Ou à une perception bobo-écolo à l'aise de l'animalisme (puisque le parti dit animaliste se refuse à traiter les problématiques humains non-liés aux problématiques des animaux non-humains) ? Fabien Roussel est lui content pour sa communication stupide, que le parti contribue de fait à alimenter. Il faut toutefois noter qu'il a une conscience sociale :Pour le 2nd tour, après beaucoup d'hésitations, je voterai avec dégoût mais fermement contre Le Pen.
(Twitter, 13 avril 2022) -
Le 4 avril 2022, il publie
sur l'ordinato-plateforme capitaliste,
privatrice et centralisée, Twitter :
Les soutiens publics à la viande cultivée se multiplient. Aujourd'hui on apprend que c'est l'entreprise Space F et ses partenaires qui ont bénéficié de 15 millions de dollars du gouvernement sud-coréen. J'espère que la France comprendra les enjeux et ne manquera pas le coche !
Pourquoi ne pas plutôt espérer qu'on passe aux légumineuses pas ou peu transformés au détriment de la chair sous toutes ses formes ? Ce serait plus simple, donc moins cher et moins polluant (autant pour le procédé de production que vis-à-vis des emballages et de la conservation). -
Le 19 avril 2022, BFMTV dit sur Twitter
(conforme à sa vision du monde, puisque capitaliste
et plus généralement sans considération éthique)
que
Jordan Bardella [du Rassemblement National, anciennement Front National, le parti d'extrême-droite historique de la 5ème république bourgeoise de France] confirme l'interdiction de l'abattage rituel en France si Marine Le Pen est élue, au nom du "bien-être animal"
. Tom Bry-Chevalier commente le même jour au même "endroit" :C'est plus que regrettable de reprendre les éléments de langage mensongers du RN. Ce n'est pas le bien-être animal qui les motive : c'est le racisme. Le RN n'a que faire du broyage des poussins (sans étourdissement), de l'élevage intensif, de la corrida… Ne soyons pas dupes.
- Le 16 mai 2022, est publié "La Clim' #2 - Faut-il renoncer à la viande ?" par IPJ Dauphine PSL sur l'ordinato-plateforme centralisée et privatrice YouTube du Big Brother capitaliste Google. À la 30ème minute (sur 1h), Tom Bry-Chevalier commence son intervention.
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À propos de son techno-solutionnisme
vis-à-vis de la viande artificielle,
il énonce une crainte le 25 mai 2022 :
Je dois vous avouer que ma plus grande crainte concernant la viande cultivée, c'est qu'on ne soit jamais en mesure d'en produire suffisamment.
sur l'ordinato-plateforme centralisée et privatrice Twitter (qui, en tant qu'entreprise capitaliste, s'est récemment faite acheter par Elon Musk). -
Le 26 mai 2022, sur son blog, il publie
"A quelles conditions la viande cultivée peut-elle contribuer à la lutte contre le changement climatique ?".
- Sur le graphique qu'il mobilise qui compare la viande artificielle (dite là-bas Cultured Meat), on peut constater que le tofu et le sans viande meatless (les options sans viande hormis le tofu ?) sont environnementalement bien supérieurs (avec la base axiomatique de l'étude, à savoir apparemment ReCiPe) à la viande artificielle dite soutenable, qui n'est pas incroyable mieux que le poulet.
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On remarque que pour que la viande cultivée performe mieux que le poulet sur le plan environnemental, il est important qu'elle soit produite grâce à une électricité décarbonée.
Cela trahit un élément axiomatique ou une manière réductionniste de présenter le résultat, car le changement climatique n'est qu'un des aspects environnementaux. Les métaux nécessaires pour la production en masse (car il ne se situe pas dans une optique de décroissance forte) de l'énergie peu carbonée non-nucléaire (car le nucléaire n'est pas une option viable pour produire à lui seul ou en grande partie le niveau ahurissant d'énergie de l'époque) et l'espace nécessaire aux installations (qu'elles soient solaires ou éoliennes, et ce serait qualitativement pire avec la biomasse avec certes néanmoins le bénéfice que bien moins de métaux sont nécessaires) n'engendrent pas (directement du moins) du relachement de gaz à effet de serre, mais à grande échelle ça a néanmoins un impact environnemental considérable. Attention, nous ne critiquons pas là en soi le fait qu'une base axiomatique soit mobilisée, car il faut nécessairement s'en doter d'une pour une analyse comparativo-quantitive (on peut aussi alternativement comparer qualitativement, même si ça peut apparaitre moins objectif, car sans chiffres jugés hativement comme objectifs, alors que le chiffrage de ceci et pas ça et la manière de chiffrer relèvent d'une approche axiomatique qui n'a rien d'objectif dans l'absolu). Mais, en fait, un peu plus loin, il incorpore la place au sol utilisée (A noter qu'au-delà des émissions de gaz à effet de serre, un potentiel important de la viande cultivée réside dans le faible usage de terres qu'elle nécessite.
), mais cela inclue t'il l'espace nécessaire aux métaux et l'infrastructure associée (pour l'extraction, le transport, le raffinage, l'assemblage, la gestion post-usage, et potentiellement une ou plusieurs autres choses encore) ainsi que l'énergie (à ce propos, avec un sujet lié, on recommande "Les fermes verticales occupent autant d'espace que les autres" par Kris De Decker pour le low-tech magazine en février 2021) ? -
Il se réjouit que
les études actuelles suggèrent que le profil des personnes intéressées par la viande est relativement différent de celui des personnes attirées par les protéines végétales
, ce qui lui semble satisfaire que la conditionLa viande cultivée doit remplacer la viande, et non les alternatives végétales
. Or il va là un peu vite, car il a une approche individuelle et non sociale. Imaginons une société humaine où la vaste majorité des personnes n'est pas végétarienne (comme c'est majoritairement le cas à travers le monde au moment où j'écris ces lignes) et où la viande artificielle serait devenue massivement attrayante pour les personnes non-végétariennes (ce n'est pas le cas au moment où j'écris ces lignes) et où les alternatives végétales n'ont pas eu cette "chance" (en réalité c'est une construction sociale). Dans les moments collectifs, il sera plus dur d'imposer de s'alimenter végétalement, puisque la viande artificielle sera devenu massivement accessible (enlevant donc l'argument moral vis-à-vis des animaux non-humains), donc les personnes au moins végétariennes pourraient dans ces moments venir à consommer de la viande artificielle à la place d'alternatives végétales. On pourrait néanmoins se dire que ces moments sont rares, donc que l'argument est recevable en soi, mais qu'il serait en pratique anecdotique. Même si le cas était statiquement faible, il faut aussi se rappeler que les alternatives végétales sont bien plus efficaces environnementalement, donc, pour évaluer l'impact, il ne faut pas juste prendre le nombre ou la proportion de remplacement d'alternatives végétales par de la viande artificielle, il faut aussi prendre en compte le facteur significatif de différence. Ensuite, il faut avoir une prise en compte large du social. Par exemple, si l'on vit avec une autre personne, celle-ci pouvait accepter une alimentation végétale quand la viande artificielle était peu répandue ou trop onéreuse, mais il se pourrait que ce ne soit plus le cas quand les choses auraient éventuellement changé, et les moments de repas avec une personne avec laquelle on vit sont loin d'être négligeables. Il faut aussi par exemple prendre en compte la prise de repas dans le cadre de l'emploi et y compris pour la simple prise à emporter (car il peut être socialement mieux d'aller au même endroit que les autres, alors que sans viande artificielle on aurait potentiellement été ailleurs pour une alternative végétale). Quel moment de repas n'est pas englué dans le social et ses contraintes ou incitations ? On se rend vite compte que bien peu. Le facteur social ne serait en fait pas forcément déterminant, mais mieux vaudrait y penser dans une analyse prospectiviste, car il pourrait bien l'être. -
Au-delà des éléments de l'analyse
sur lesquels nous sommes d'accord
(nous nous focalisons sur des désaccords),
on salue ce qui suit :
Si pour une raison quelconque la viande cultivée venait à ne jamais voir le jour [massivement], je pense personnellement qu'elle aurait eu un impact négatif sur l'environnement en raison du voile qu'elle jette, bien malgré elle, sur les alternatives végétales.
-
Enfin il est peut-être intéressant de préciser que d'une manière générale, les jeunes sont bien plus enthousiastes vis-à-vis de la viande cultivée que les personnes âgées. On peut donc imaginer que plus le temps passe, plus la part des personnes désirant consommer de la viande cultivée augmentera, par un simple effet générationnel.
Après tout, on a tellement le temps… D'ailleurs,il sera intéressant de procéder à de nouvelles analyses d'ici quelques années et d'évaluer si les progrès technologiques réalisés ont atteint voire excédés les attentes des études réalisées aujourd'hui.
Certes, penser le temps long est important, mais il ne faudrait pas que miser sur l'innovation qui sera peut-être prête plus tard fasse oublier qu'on a déjà de quoi faire dès maintenant d'une manière fiable et qu'il faudrait sans attendre commencer massivement.La viande cultivée doit arriver en masse avant qu'il ne soit trop tard
, mais ce n'est pas le cas pour le moment, alors qu'on n'a clairement plus de temps à perdre en rêvassant à du futur potentiel (une technologie prometteuse…
, cf. sa conclusion). Lui-même en a d'ailleurs conscience :nous devons agir rapidement (que dis-je, maintenant !)
etnous ne pouvons pas nous permettre d'attendre la viande cultivée pour agir
. Il continue plus loin avec ça :essayons de faire de la viande cultivée un luxe plutôt qu'une nécessité
, mais les efforts en ce sens pourrait bien être contre-productifs, comme il l'a lui-même envisagé (Si pour une raison quelconque la viande cultivée venait à ne jamais voir le jour [massivement], je pense personnellement qu'elle aurait eu un impact négatif sur l'environnement en raison du voile qu'elle jette, bien malgré elle, sur les alternatives végétales.
). Concluons par la fin de sa propre conclusion :Cela veut simplement dire que la viande cultivée n'est pas une solution miracle aux problèmes environnementaux liés à la viande car nous devons agir maintenant. La viande cultivée pourra servir à combler nos failles dans 20-30 ans, elle permettra de convaincre les derniers viandards. Mais elle ne saurait se substituer à des politiques ambitieuses et une végétalisation massive de notre alimentation dès aujourd'hui.
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Le 10 juin 2022 sur Twitter,
il étale son exultation pour un simili-oeuf :
Cet oeuf est végane ! Il s'agit d'une création de la startup "Yo! Egg". On fantasme beaucoup sur l'agriculture cellulaire pour réussir à imiter les produits d'origine animale, mais les alternatives végétales ont progressé à une vitesse folle depuis 10 ans. La vidéo ne vient malheureusement pas de moi, je l'ai piquée à quelqu'un sur LinkedIn qui a eu la chance de goûter à cette merveille.
Malgré qu'il soit critique du techno-solutionnisme, force est toutefois de constater que ça lui fait bien briller les yeux (cette merveille
pour une copie artificielle d'oeuf, bien plus coûteuse que du végétal et sans intérêt si ce n'est d'être une copie). On peut d'ailleurs citer un de ses messages du 3 juin 2022 sur la même ordinato-plateforme :Tout le monde est d'accord pour dire que le gaspillage alimentaire est un problème environnemental. Mais la consommation d'aliments nécessitant beaucoup de ressources au lieu d'alternatives plus efficaces et tout aussi nutritives peut également être considérée comme du gaspillage alimentaire.
- Le 16 juin 2022, est publié son article "Les insectes seront-ils réellement la nourriture du futur ?" sur The Conversation. Le 22 juin 2022, c'est repris par 20 Minutes : "Les insectes seront-ils réellement cette « nourriture du futur » souvent annoncée ?".
- Le 20 juin 2022, est publié (sous forme audio) "Altruisme Efficace & Substituts à la viande" par Le Nectar.
- Le 6 juillet 2022, est publié "Les viandes alternatives sont-elles plus vertueuses que la viande d'élevage ?" avec Nicolas Treich et Romain Espinosa pour la revue SESAME de l'INRAE et agrobiosciences.
- Le 16 juillet 2022, est publié "Les «viandes végétales» sont le meilleur investissement pour l'avenir du climat" avec Nicolas Salliou et Ricardo Azambuja pour le journal Libération.
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Le 20 juillet 2022, est publié
"Face à l'urgence climatique, quelles alternatives à la viande d'élevage ?"
par Marine Jeannin
pour RFI.
Tom Bry-Chevalier y est cité plusieurs fois,
qui est présenté comme étant
doctorant spécialiste des viandes alternatives à l'université de Lorraine
, qui sera donc mobilisé pour ça, du détriment bien sûr desproduits traditionnels (céréales, légumineuses, tubercules) qui constituaient la base de l'alimentation des ménages avant les Trente Glorieuses
et qui ont un impact écologique bien moindre (comme l'a d'ailleurs reconnu Tom-Bry Chevalier en réduisant la problématique au changement climatique :En comparant [des substituts 2.0] avec les substituts moins transformés (lentilles, tofu, pois), on s'aperçoit que ces derniers émettent encore moins de GES [gaz à effet de serre], ce qui en fait l'option idéale.
dans son article du 2 février 2022). Mais après le chapô, l'article donnait déjà bien la triste couleur :« La viande issue de la production conventionnelle sera un jour pour nos petits-enfants ce que la cassette audio est pour nous aujourd'hui : une relique du passé. » C'est la prévision formulée en avril dernier par le centre d'études suisse sur les questions de politique économique et sociale Gottlieb Duttweiler, qui synthétisait les idées d'une dizaine de think tanks. Un espoir partagé par le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Évolution du Climat (GIEC), qui estime dans son dernier rapport que « le plus grand potentiel par transition viendrait du passage à des régimes tournés vers les protéines végétales ».
, orrégimes tournés vers les protéines végétales
n'implique pas viande (issue de la production) non-conventionnelle. Il n'est ensuite pas étonnant que (de par la mise en avant des similis au détriment d'approches alimentaires matériellement plus simples et moins polluantes) le véganisme soit confondu (à tord) avec l'industrialo-véganisme, qui n'est qu'un de ses courants, et qu'ensuite celui-ci soit combattu comme si c'était LE véganisme, comme s'y adonne notamment en France Jocelyne Porcher (avec sonanti-capitalisme
Figaro-compatible !). -
Sur l'ordinato-plateforme centralisée et privatrice
Twitter,
il a repartagé un message de Lewis Bollard du 1er aout 2022.
Celui-ci est en anglais et le voici :
Fascinating new study on plant-based meat sales retail sales data. Cool that PB meat is mostly (86%) bought by meat-buying households. But these households keep buying as much ground meat after adding PB meat, suggesting limited substitution.
On peut traduire comme suit : Une nouvelle étude fascinante nous informe sur la vente de simili-viandes végétales. Il est cool que les simili-viandes végétales sont principalement achetées par les ménages qui achètent de la viande zoonimale. Cependant, ces ménages continuent d'acheter autant de viande zoonimale après avoir ajouté des simili-viandes végétales, ce qui laisse suggérer une substitution limitée. En fait, contrairement à Lewis Bollard (qui, au 9 aout 2022, est, d'après sa description Twitter,Farm Animal Welfare Program Officer
pour Open Philanthropy), sans doute un de ses fasciné·e·s des similis (de fait au moins en partie au détriment de la promotion des légumineuses et de la catégorisation alimentaire omnivo-centrée avec les mode alimentaire qui avec, donc plus concrètement au détriment par exemple du mode alimentaire indien bien moins basé sur l'exploitation zoonimale), ça laisse plutôt suggérer une substitution nulle. Précisons enfin que la source est un message de Zachary Neuhofer du 29 juillet 2022 sur la même plateforme qui fait la promotion d'un article écrit avec Jayson Lusk et qui est en anglais avec pour titre "Most plant-based meat alternative buyers also buy meat: an analysis of household demographics, habit formation, and buying behavior among meat alternative buyers". -
Le 6 aout 2022, il publie ce qui suit sur l'ordinato-plateforme privatrice et centralisée Twitter :
Un article qui se pose LA question à propos des viandes végétales : certes leurs ventes augmentent, mais est-ce qu'elles remplacent la viande chez les consommateurs ? Réponse courte : pour le moment pas tellement, mais on peut espérer que cela évolue.
D'un point de vue écologique, il serait aussi intéressant d'analyser si les similis ne remplacent pas une alimentation végétale avec moins de transformation (avec notamment des légumineuses, en s'inspirant par exemple de la culture alimentaire non-occidentale, etc.), donc avec moins de pollution pour la production (car la transformation n'est pas à coût nul) et la conservation (car les produits alimentaires transformés sont généralement plus fragiles, donc plus susceptibles de nécessiter emballage et réfrigération, ainsi que par conséquent aussi plus susceptible d'être gâché par péremption). Pour ce qui est de l'article qu'il évoquait, il s'agit de "Plant-Based Burgers Aren't Denting People's Beef Addiction" par Matt Reynolds pour WIRED. -
Le 11 juillet 2022; il annonce sur Twitter (une ordinato-plateforme privatrice et centralisée) :
Je serais présent aux Estivales de la Question Animales les 9 et 10 août ! J'y donnerai deux conférences :
- Sur la question de (la fausse bonne idée de) l'élevage d'insectes
- Sur les protéines alternatives
En espérant vous y croiser pour échanger !
- Le 5 octobre 2022, est publié "Tout comprendre à la viande cellulaire en six questions" par Les Échos. C'est une entrevue de Tom-Bry Chevalier menée par Adrien Lelièvre.
- Le 6 octobre 2022, sur son blog, il publie "Les insectes, une alternative plus éthique que la viande ?".
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Sur l'ordinato-plateforme centralisée et privatrice
Twitter,
le 15 octobre 2022, il écrit :
La viande cultivée est-elle vraiment une solution plus éthique que la viande conventionnelle ? C'est en tout cas la question que posent certains de ses détracteurs, qui n'hésitent pas à se montrer très critique quant à ses promesses. Quelques éléments de réflexion.
Contrairement aux alternatives végétales, la viande cultivée nécessite l'implication de quelques animaux pour sa production, et notamment le prélèvement des quelques premières cellules servant à la multiplication cellulaire. Une approche technologique pour la production de viande cultivée consiste à utiliser des cellules musculaires adultes, dont la capacité de prolifération limitée nécessite le prélèvement répété d'échantillons de tissus par biopsie sur des animaux donneurs, vivants ou récemment abattus.
Le nombre de cellules souches prélevées dans une biopsie, ainsi que leur capacité de prolifération, déterminent un
facteur de multiplicité
qui influe sur le nombre d'animaux nécessaires pour produire une quantité donnée de viande. En prenant en compte ces paramètres, on estime qu'une biopsie permet de remplacer l'abattage de 20 à 13 000 000 de bovins. Cela pourrait théoriquement réduire le nombre de bovins requis dans le monde de plus d'un milliard à moins de 100. Lire Lea Melzener, Karin E Verzijden, A Jasmin Buijs, Mark J Post, Joshua E Flack, "Cultured beef: from small biopsy to substantial quantity", Journal of the Science of Food and Agriculture, 13 juillet 2020.Il reste encore de nombreuses incertitudes concernant ce nombre, et des estimations plus précises ainsi que pour d'autres espèces permettraient de mieux appréhender le nombre d'animaux nécessaires à la production de viande cultivée. Toutefois, il est à noter que si une cellule permettait en effet de remplacer l'abattage de 13 000 000 de bovins, alors le nombre d'animaux requis ne serait plus déterminé par le tonnage de la production de viande, mais par d'autres facteurs tels que la taille minimale viable de la population d'un cheptel.
D'autres techniques de production de viande cultivée n'impliquent pas de prélèvement aussi régulier [mais moins d'animaux exploités ne représente aucun intérêt commercial] grâce à une immortalisation de la lignée cellulaire utilisée. Dans ces conditions, le nombre d'animaux minimum nécessaires à la production de viande cultivée serait là encore limité par d'autres facteurs telle que la taille minimale viable de la population d'un cheptel. On peut par ailleurs imaginer que des animaux élevés pour le prélèvement sporadique de leurs cellules bénéficieraient de conditions de vie privilégiées en comparaison des animaux élevés pour leur chair, étant donné les moindres grandes pressions économiques et de productivité liées à ce modèle de production. À ce titre, les vies de ces animaux seraient probablement
net positives
[quand l'approche utilitariste justifie au calme l'esclavage].Parlons maintenant du sujet qui fâche : le sérum fœtal bovin. Dérivé du sang prélevé sur un fœtus bovin à l'abattoir, le sérum fœtal bovin est le sérum-supplément le plus utilisé pour la culture in vitro de cellules eucaryotes. Certains auteurs critiques du potentiel de la viande cultivée à diminuer la souffrance animale [ne parlons pas de ceux qui veulent éradiquer l'exploitation des animaux non-humains par l'humain et qui veulent donc qu'on change de paradigme, comme Gary Francione] ont pointé du doigt l'usage quasi nécessaire du sérum foetal bovin dans la culture cellulaire aujourd'hui pour remettre en cause le potentiel en faveur du bien-être animal de la viande cultivée par rapport à la viande conventionnelle.
Néanmoins ces dernières années ont vu se développer de nombreuses formulations de milieu de culture sans FBS, émanant en partie de la volonté de produire de la viande cultivée sans d'autres apports d'origine animale que les cellules de base [qui sont obtenus sur des animaux non-humains qui sont sous notre joug, que l'on considère comme nos propriétés]. Lire Tobias Messmer, Iva Klevernic, Carolina Furquim, Ekaterina Ovchinnikova, Arin Dogan, Helder Cruz, Mark J. Post, Joshua E. Flack, "A serum-free media formulation for cultured meat production supports bovine satellite cell differentiation in the absence of serum starvation", Nature Food, volume 3, 2022. Les entreprises de viande cultivée affirment d'ailleurs quasiment toutes qu'elles ne comptent pas utiliser de FBS lorsqu'elles commercialiseront leur produit, voire même qu'elles s'en sont déjà passées.
Au-delà de l'aspect éthique, c'est une décision qui semble également nécessaire d'un point de vue économique et industriel. En effet le FBS étant un sous-produit de l'élevage dont la récolte nécessite des précautions sanitaires importantes, les quantités produites et disponibles sont très limitées (environ 700 000 litres sont consommées par an), et son prix particulièrement élevé. Ne pas se passer de FBS sur le long terme serait donc à la fois s'imposer une contrainte forte sur les coûts de production, et rendre impossible une production dans des quantités industrielles. Il semble donc peu probable que le FBS soit encore utilisé dans la production de viande cultivée quand celle-ci serait commercialisée à moyenne ou grande échelle. Ouf !
Enfin, à l'instar de la [simili-]viande végétale, la production de viande cultivée ne nécessiterait qu'une quantité limitée de terres par rapport à la viande conventionnelle, ce qui limiterait les risques de déforestation et de destruction des habitats des animaux sauvages. [Mais il est à priori peu probable que la viande cultivée réussisse mieux que la simili-viande végétale. De par son aspect plus technique, elle semblera moins naturelle et pourrait donc même moins bien réussir que la simili-viande végétale. Et pendant que ça pond sur les simili-viandes, on n'encourage pas les gens à passer aux légumineuses et à abandonner plus globalement l'ensemble de l'exploitation des animaux non-humains.]
En conclusion, la viande cultivée semble donc prometteuse pour réduire considérablement la souffrance animale de plusieurs ordres de grandeur [mais pas éliminer et seulement pour la viande]. Ce qui est déjà une belle performance, et bien mieux que la viande conventionnelle [mais est-ce que ça fera mieux que la simili-viande végétale ? ou que si on allouait les ressources pour inciter à passer aux légumineuses ?]. L'élimination du besoin en FBS et une réduction conséquente du cheptel nécessaire au prélèvement des cellules servant à initier le processus de production la plaçant presque au même niveau que les viandes végétales ou les mycoprotéines [que l'on a déjà et qui ne sont pas massivement consommées malgré la ressemblance].
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En octobre 2022, est publié
"Cultured meat needs a race to mission not a race to market"
par Dwayne Holmes,
David Humbird,
Jan Dutkiewicz,
Yadira Tejeda-Saldana,
Breanna Duffy
et Isha Datar,
dans Nature Food
(volume 3, p. 785-787).
Sur l'ordinato-plateforme centralisée et privatrice
Twitter,
le 19 octobre 2022, il commente
par
Un chouette nouveau papier qui place la barre assez haute quant à la manière dont devrait se développer le secteur de la viande cultivée. Je souscris à toutes les recommandations faites.
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Sur l'ordinato-plateforme centralisée et privatrice
Twitter,
le 20 octobre 2022, écrit :
Nos chats et chiens émettent-ils trop de gaz à effet de serre ? On parle beaucoup de l'impact environnemental de l'humanité mais n'est-ce pas oublier les habitants à 4 pattes qui partagent nos foyers ? La question peut faire sourire, mais elle n'est pas triviale.
Emmener son chat chez le vétérinaire, offrir un jouet en plastique à son chien, le panier chauffant hyper high-tech que vous avez acheté mais qui se retrouve boudé pour le tapis de bain, etc. Tout ça, ça émet du carbone. Mais le plus important, c'est avant tout les croquettes.
Et cela semble assez logique : l'alimentation humaine étant responsable d'1/3 des émissions de GES, il n'y a pas de raison que ces goinfres squatteurs de canapés s'en tirent avec zéro impact. Au moins ils ne conduisent pas de SUV, c'est déjà ça. (Lire M. Crippa, E. Solazzo, D. Guizzardi, F. Monforti-Ferrario, F. N. Tubiello et A. Leip, "Food systems are responsible for a third of global anthropogenic GHG emissions", Nature Food.)
Du coup quelques études se sont penchées sur la question, dont celle-ci en 2018 : Ferry Leenstra, Th.V. Vellinga et Werner Bessei, "Environmental footprint of meat consumption of cats and dogs". Résultat : les chats et chiens émettent respectivement 411kg et 840kg d'équivalent CO
2 par an, et représentent jusqu'à 1 % et 2 % des emis de GES de l'UE ou des États-Unis.Pour rappel, pour limiter le changement climatique et espérer vivre dans un monde durable, il faudrait limiter nos émissions à 2 tonnes d'équivalent CO
2 par personne. Si vous avez 1 chat et 2 chiens, vous dépassez donc déjà votre budget carbone, alors que vous ne faites rien d'autre.Petite parenthèse : la différence entre l'impact des chiens et des chats s'explique principalement par la différence de taille. Il s'agit cependant d'une moyenne, et vous imaginez bien que pour les chiens cela va énormément varier entre un chihuahua et un berger allemand.
Bref, est-ce que cela veut dire que dans un monde durable nous devons totalement renoncer à l'idée de partager nos vies avec des animaux domestiques voraces ? C'est une question qui soulève de nombreuses considérations philosophiques auxquelles je ne prétends donner une réponse.
Personnellement, je n'irais pas aussi loin. En revanche, je pense que c'est légitime de se demander comment réduire les émissions de gaz à effet de serre des chiens et chats qui partagent nos vies. Car oui, la bonne nouvelle c'est qu'il existe des solutions !
De la même manière que chez les humains une alimentation végétale permet de considérablement diminuer les GES liés à l'alimentation, un chien ou un chat nourri avec de la pâté et des croquettes végétales aura un bien moins grand impact sur l'environnement (pas que sur les GES !)
Avant que vous ne vous demandiez quelle mouche m'a piqué, je précise que je suis tout à fait au courant que les chats et les chiens sont carnivores, contrairement aux humains. Mais avec une alimentation adaptée et enrichie, votre chat peut devenir végé. Lire Animal Ethics, "Vegan food for animals".
Il y aurait encore beaucoup à dire, mais je m'arrête là. J'espère vous avoir convaincu qu'il s'agit d'une question pas si négligeable que ça, je suis curieux de vos retours ! N'hésitez pas à partager si vous pensez qu'il s'agit d'un sujet qui mériterait d'être davantage discuté.
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Le 25 octobre 2022, il relaie
"Challenges of assessing the environmental sustainability of cellular agriculture"
(par Hanna L. Tuomisto
dans Nature Food),
sur l'ordinato-plateforme centralisée et privatrice
Twitter,
et la commente succinctement par ce qui suit :
Une bonne synthèse des défis à relever pour que l'agriculture cellulaire (ce qui inclut donc la viande cultivée) puisse significativement contribuer à diminuer l'impact environnemental de l'agriculture.
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Le 3 novembre 2022,
sur l'ordinato-plateforme privatrice et centralisée
Twitter,
il évoque des résultats d'une étude sur l'acceptabilité sociale des protéines qualifiées d'alternatives
(Marleen C. Onwezen,
Muriel C. D. Verain,
Hans Dagevos,
"Social Norms Support the Protein Transition: The Relevance of Social Norms to Explain Increased Acceptance of Alternative Protein Burgers over 5 Years",
octobre 2022).
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Les normes sociales ont
une énorme influence
sur l'acceptabilité des protéines alternatives
(
most relevant driver
). - Les normes sociales en faveur de la consommation de protéines alternatives sont aujourd'hui assez faibles (comme celles en faveur de la réduction de la consommation de viande, soit dit en passant).
- Les flexitariens et les mangeurs de viande sont davantage affectés par ces normes sociales.
- Une norme sociale, même faible, peut accélérer la transition vers des consommations plus durables, et c'est quelque chose que l'on retrouve pour les protéines alternatives.
- Une minorité peut réussir à influencer les normes sociales (résultat plus général de la littérature).
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On peut trouver dommageable d'employer
l'expression
protéines alternatives
. En effet, elle fait référence à la norme sociale et contribue à la perpétuer au lieu de la combattre. - On peut faire remarquer que l'acceptabilité sociale se base sur la perception et non la réalité. Un simili-zooproduit très ressemblant peut donc laisser à penser que c'est un zooproduit et non simili. Ce qui s'en distingue clairement est donc mieux pour influer sur la norme sociale en faveur de la dépréciation des zooproduits. En conséquence, mieux vaut des lentilles, des haricots secs, des pois cassés, du pois chiche, des falafels, du houmous, du tofu, etc., que des simili-zooproduits alimentaires (comme la viande dite cultivée et les liquides végétaux blancs dits laits végétaux). De plus, ça l'avantage d'être souvent moins cher et moins polluant à produire et à conserver.
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Les normes sociales ont
une énorme influence
sur l'acceptabilité des protéines alternatives
(
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Le 9 novembre 2022,
sur l'ordinato-plateforme privatrice et centralisée
Twitter
achetée récemment par Elon Musk,
il poste le message suivant :
GFI (Good Food Institute) a récemment publié une fiche comparant les qualités nutritionnelles de la viande végétale et de la viande conventionnelle : "Plant-based meat is more nutritious". Bien que les viandes végétales aient des formulations différentes, elles sont généralement meilleures sur le plan nutritionnel ! Typiquement, les viandes végétales possèdent plus de fibres et moins de graisses saturées que les viandes d'origine animale.
- On peut trouver ce résultat plaisant. Mais dans quelle mesure pourrait t'il aider dans la réduction, voire l'abolition, de la consommation de viande ? Est-ce que les personnes moyennes des pays capitalistiquement avancés mangent la quantité de viande qu'elles mangent en pensant que c'est bon pour la santé ? Est-ce que ces mêmes personnes font cette même chose en pensant que ce serait écologiquement bon ? Si on répond non aux 2 questions, y a t'il quelque chose de quoi espérer de ce rapport ? Sans doute, l'aspect nutritionnel ne vaut pas pour absolument rien, mais on peut penser, et avec de bonnes raisons, qu'il est plutôt négligeable.
- Pourquoi ne comparer la viande qu'à des tentatives d'imitation et non par exemple aux légumineuses ? Les légumineuses ont du goût et elles apportent des nutriments, tout en étant plus économes et moins chers à produire et à conserver. Écologiquement et économiquement, elles sont supérieures. De plus, elles vont contre la culture de la viande, à contrario des tentatives d'imitation, donc on peut en conséquence les juger meilleurs dans une perspective animaliste.
- Le 1er décembre 2022, est publié "La viande artificielle, une autre solution pour réduire notre empreinte carbone ?" par l'AFP dans le cadre de l'émission audio Sur le fil. L'intervenant est Tom-Bry Chevalier.
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Sur l'ordinato-plateforme privatrice et centralisée
Twitter
(récemment achetée par Elon Musk),
le 15 décembre 2022,
à propos d'un article sur la sentience des insectes
par Axelle Playoust-Braure
pour Le Parisien,
il fait le commentaire suivant :
À l'heure où l'élevage d'insectes est en pleine expansion en Europe, il est nécessaire de rapidement encadrer les conditions d'élevage et de mise à mort des insectes.
Alors que la chose est encore embryonnaire, donc plutôt facile à tuer, il faudrait mettre en avant qu'il faudrait l'encadrer. C'est une manifestation très nette de bien-êtrisme qui a de quoi déplaire fortement aux partisan·ne·s de Gary Francione et de son approche abolitionniste, alors même que le caractère embryonnaire pouvait mener à prôner d'interdire de suite sans critique radicale du bien-êtrisme et son rejet intégral comme perspective. - Le 17 janvier 2023, est publiée l'entrevue audio "#16 Comment être efficace pour aider les animaux ? - Tom Bry-Chevalier" par la chaine Comme un poisson dans l'eau sur l'ordinato-plateforme centralisée et privatrice YouTube du Big Brother capitaliste Google.
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Le 14 février 2023, est publié
"Faux saumon, faux fromage, faux foie gras… La fausse piste du végétarisme"
par Marie-Eve Lacasse
pour Libération.
Sur l'ordinato-plateforme centralisée et privatrice
Twitter,
le lendemain, il commente
par
C'est assez navrant de voir que des journalistes continuent de nous sortir les mêmes poncifs à côté de la plaque à propos des substituts aux produits d'origine animale. On sent vraiment qu'ils n'ont pas pris le temps de s'intéresser au sujet deux secondes. Si vous vous posez sincèrement la question
pourquoi on cherche à imiter des produits d'origine animale
, j'ai écrit un article là-dessus [Pourquoi développer des alternatives cherchant à imiter la viande ou d'autres produits d'origine animale ?]. Et au risque de vous surprendre : non, les végétariens ne sont pas la première cible de ces produits ! -
Le 21 février 2023, est publié
"La viande cellulaire se fraye un chemin vers nos assiettes"
par Magali Reinert
pour Reporterre.
Sur l'ordinato-plateforme privatrice et centralisée
Twitter,
il y réagit le jour même par :
Merci pour ce dossier sur la viande cultivée ! Quelques remarques cependant :
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Open Philanthropy, fondation philanthropique étasunienne qui par ailleurs investi beaucoup d'argent dans le secteur de la viande cellulaire
: c'est faux. La liste des bénéficiaires de Open Philanthropy est publique, et on n'y compte aucune entreprise de viande cultivée. Cette information [ce serait plutôt du mensonge] est pourtant souvent relayée par les critiques de la viande cultivée, avec une rhétorique quasi conspirationniste. Lire Altruisme Efficace France, "Ce qu'est Open Philanthropy Project (et ce qu'il n'est pas)", 3 mai 2020. -
Vue comme la panacée à tous les maux de l'élevage, la viande artificielle suscite l'appétit des start-up.
Je pense que cette affirmation est bien plus péremptoire que ce que déclarent les entreprises du secteur, je trouve d'ailleurs le ton génral assez dommageable. -
Nous avons besoin des labos publics dans la course aux brevets
, ont demandé en substance aux élus les représentants des deux start-up françaises Gourmey [pour qui il travaille ou a travaillé] et Vital Meat. -
Dans un communiqué de presse […] la Confédération paysanne s'est alarmée d'un discours plutôt favorable de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) pour la viande in vitro
. Ca me surprendrait beaucoup de la FNSEA, ce serait à vérifier ! -
Pour l'instant, la viande cellulaire se fait en petites quantités dans des laboratoires, à l'image de la technologie médicale dont elle vient : la médecine régénératrice pour produire des tissus destinés à de grands brûlés.
C'est un énorme raccourci ! La viande cultivée pioche dans de nombreuses technologies, dont en effet certaines issues du milieu biomédical (mais pas exclusivement). Par ailleurs il s'agit de procédés et d'applications qui n'ont rien à voir. Ce genre de phrase sert surtout à créer uneffet burk
. -
Mais passer l'échelle industrielle est pour l'instant théorique. Voire irréaliste à moyen terme, selon une étude publiée en 2021
. On pourrait noter que d'autres études se montrent plus optimistes, mais je suis d'accord qu'il reste des défis énormes. -
La troisième difficulté est de créer en quantité un milieu de culture ad hoc. Pour commencer, les entreprises utilisaient du liquide fœtal de vache.
À noter que le sérum fœtal bovin n'est qu'un des composants du milieu de culture [mais véganement mortel]. Il est important de comprendre que les entreprises seront obligées de s'en défaire pour produire à une échelle supérieure, à cause du coût et des quantités limitées de SFB que vous évoquez justement. C'est un composant qui sera absent des produits que nous trouverons sur nos étals. L'entreprise qui distribue ses nuggets à Singapour depuis 2020 vient d'ailleurs d'obtenir une autorisation de mise sur le marché pour ses nuggets produits sans SFB. C'est une précision importante à mon sens. -
Quelle qualité nutritionnelle pour cette pâte de cellules nourries avec des milieux de culture dont les recettes sont tenues secrètes ?
On commence à avoir une idée grâce à l'évaluation faite par la FDA suite à la demande de Upside Foods ! À priori c'est très similaire. -
Quid des éventuels résidus d'hormones et facteurs de croissance utilisés, sachant que les hormones de croissance sont interdites dans l'élevage en Europe depuis 1988 ?
Attention : On ne parle pas du tout des mêmes hormones ! Et d'ailleurs ce n'est même pas dit qu'il y en ait besoin. On parle ici de facteurs de croissance qui aident à la prolifération et la différenciation des cellules. Il peut s'agir d'hormones, mais pas forcément. Mais notez que les animaux que nous élevons produisent aussi des hormones. Ce qui compte c'est ce qu'on trouve dans le produit fini. Et là-dessus La FDA a été claire : la viande de poulet cultivé qu'ils ont évalué ne présente pas de risque supérieur à une viande de poulet conventionnel. Les agences sanitaires étant intransigeantes, les entreprises n'ont aucun intérêt à faire un produit mauvais pour la santé. - Je trouve ça vraiment dommage d'utiliser ce genre d'images totalement à charge et fantasques pour illustrer la viande cultivée. Cela n'a rien à voir avec la réalité scientifique, ni ce à quoi ressemble le produit fini. Ça n'aide pas à créer un débat sain et serieux.
J'espère que j'aurais pu éclaircir certains points. J'ai essayé de rester court, mais il y aurait beaucoup à dire.
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Sur l'ordinato-plateforme privatrice et centralisée
Twitter,
le 23 février 2023, il déclare
Heureux d'apprendre la création du Insect Institute, qui s'intéresse aux enjeux liés à l'élevage d'insectes.
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Le 22 avril 2023, est publiée une tribune
par Le Monde.
Elle a pour titre une citation mise en exergue :
La viande cultivée peut représenter un atout pour répondre aux défis environnementaux
Tom Bry-Chevalier en est un des signataires. - Le 29 avril 2023, est publiée la vidéo "Table-ronde : Les protéines alternatives, repenser notre alimentation" par Repenser notre alimentation sur l'ordinato-plateforme centralisée et privatrice YouTube du Big Brother capitaliste Google. Parmi les invité·e·s, il y avait Tom-Bry Chevalier, mais aussi Maya Bendifallah, Clémentine Papon et Olivier Tomat. Ça a été organisé par Idris Revert et Angélina Gentaz.
- Le 31 mai 2023, il faut publier la vidéo "Échange autour du concept de végéphobie" dans laquelle il intervient avec Axelle Playoust-Braure et Thibaut Arpinon sur l'ordinato-plateforme privatrice et centralisée YouTube du Big Brother capitaliste Google.
- Le 8 juin 2023, est publié l'article "La viande cultivée en laboratoire pollue-t-elle vraiment plus que la viande d'élevage ?" par Emilie Echaroux pour Usbek & Rica. Tom-Bry Chevalier y est l'une des personnes mobilisées.
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Sur l'ordinato-plateforme privatrice et centralisée
Twitter,
le 21 juin 2023,
il se félicite qu'
Upside foods a obtenu une autorisation de mise sur le marché aux Etats-Unis [d'Amérique du Nord] pour son poulet cultivé
et que c'était déjà le cas de Good Meat (Just), donc que bientôt il devrait y avoirdes restaurants servants de la viande cultivée
, du moins aux États-Unis d'Amérique du Nord. Il qualifie ça, à raison, dejalon historique pour le secteur de la viande cultivée
. Reste à voir si ça le sera uniquement pour une poignée de capitalistes ou aussi pour les animaux non-humains, ce qui est là bien moins sûr, puisqu'il y a déjà des substituts 100% végétaux qui sont très ressemblants et que le goût est donc probablement plus un prétexte qu'autre chose (l'introspection que les gens font sur elleux-mêmes n'étant pas forcément correctes, surtout quand c'est fait à l'arrache par des sondages), tout en posant le problème de la contribution à la perpétuation de la culture de la viande (le viol sur des robots ne serait-il pas problématique ? la pédo-pornographie générée par ordinateur ne sera t'elle pas problématique ? etc., à fortiori si la version cruelle est toujours disponible et socialement acceptée, sans oublier que c'est vers elle qu'on reviendra s'il y a un doute avéré ou non sur la version acruelle ou du moins présentée comme telle) et en risquant parfois d'éliminer des alternatives végétaliennes qui étaient moins polluantes (au niveau de la production et/ou de la conservation) ou à l'avenir d'en empêcher l'advenu, sans même avoir évoqué là le problème des cellules d'origine (qu'il peut falloir renouveller avec des animaux bien concrets) et du milieu dans lequel elles sont cultivés (qui pourrait apparemment être, au moins dans certains cas, du sérum fœtal de veaux ou de chevaux). - Le 28 juin 2023, est publié l'article "Viande cultivée : une solution pour réconcilier nos assiettes avec la planète ?" par Armand Patou pour L'Est Républicain. C'est une courte entrevue de Tom-Bry Chevalier.
- Le 16 juillet 2023, est publié son article "Autoriser la mise sur le marché de la viande cultivée aux États-Unis [d'Amérique du Nord], une révolution ?" sur The Conversation.
- Le 3 aout 2023, est publiée sa vidéo "Pour un antispécisme matérialiste" avec Eva Espeluque sur l'ordinato-plateforme privatrice et centralisée YouTube du Big Brother capitaliste Google. C'est un enregistrement d'un direct du 27 mai 2023 fait chez d'Amazon Twitch (qui est écologiquement encore pire avec sa frénésie du direct).
- Le 3 aout 2023, est publiée sa vidéo "Entretien avec Thierry Bégoud, photographe animalier et animaliste" avec Eva Espeluque sur l'ordinato-plateforme privatrice et centralisée YouTube du Big Brother capitaliste Google. C'est un enregistrement d'un direct du 11 juillet 2023 fait chez Amazon Twitch (qui est écologiquement encore pire avec sa frénésie du direct).
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Sur l'ordinato-plateforme privatrice et centralisée
Twitter/X,
le 2 septembre 2023, il s'exprime sur la pêche prétendument sans mortalité :
Beaucoup de poissons meurent plus tard, des séquelles des blessures infligées par la pêche, qui reste un acte traumatique. Moins de sang coule peut-être dans l'immédiat, mais sur le long terme on n'a pas forcément moins de souffrance. Lire Janice A. Kerns, Micheal S. Allen, et Julianne E. Harris, "Importance of Assessing Population-Level Impact of Catch-and-Release Mortality", Fisheries, volume 37 (2012), numéro 11.
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Sur l'ordinato-plateforme privatrice et centralisée
Twitter/X,
"le 5 septembre 2023, il écrit
Sinon ma solution pour ne pas que les appellations des viandes végétales créent la confusion chez les consommateurs et consommatrices, c'est d'appeler la viande conventionnelle VIANDE D'ABATTOIR.
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Sur l'ordinato-plateforme privatrice et centralisée
BlueSky
(quitte à utiliser une alternative à Twitter/X,
pourquoi ne pas plutôt se tourner
vers Mastodon
ou Pleroma ?),
le 23 octobre 2023, il écrit :
Aujourd'hui c'est le World Edible Insect Day (oui, ça existe). Rappel des investissements dans le secteur :
- 1,2 milliard de dollards aux entreprises qui élèvent des insectes pour l'alimentation animale
- 62 millions de dollards aux entreprises produisant des aliments à base d'insectes pour la consommation humaine.
Contrairement à ce que l'on pense, si l'élevage d'insectes est en effet en plein essor ce n'est pourtant pas pour la consommation humaine mais bien pour les animaux d'élevage. Ce qui ajoute plus de problèmes qu'il n'en résout, j'en ai parlé le 16 juin 2022 sur The Conversation : "Les insectes seront-ils réellement la nourriture du futur ?".
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Sur l'ordinato-plateforme privatrice et centralisée
Twitter/X,
le 21 décembre 2023, il écrit
À chaque fois qu'on m'a demandé ce que je voulais pour Noël j'ai répondu à un
Les poules exploitées pour leur processus reproductif, les vaches et leurs petits apprécieront…don à une asso
en filant une liste de quelques associations, et je sais de source sûre que cette requête a été entendue par quelques uns. Prochaine étape : convaincre tout le monde de faire un Noël végé. -
Le 18 décembre 2023, est publié
"EU to invest €50m in supporting precision fermentation start-ups"
par Melissa Bradshaw
pour FoodBev Media.
Sur l'ordinato-plateforme privatrice et centralisée
Twitter/X,
le 3 janvier 2024, il fait part de sa joie à ce sujet.
Comme les capitalistes du secteur,
voguant sur le présupposé faux mais ancré
que la viande serait l'appanage pour les protéines,
il parle de
startups de protéines alternatives
. Au-delà de l'anglicisme, qui masque par une aura à vocation cool que ce sont des entreprises précaires, c'est en soi non-critiquable, c'est vrai. Toutefois, ça peut erronément laisser à penser que ça représenterait les protéines alternatives. Pourtant, il n'en est rien. Les légumineuses font très bien le travail. Des simili-carnés végétaux aussi. C'est juste une manière particulièrement compliquée et écologiquement inférieure aux légumineuses de faire des simili-carnés plus poussés sur l'aspect de la ressemblance (et pas forcément sur la concentration en protéines, qui est de toute façon suffisante avec les légumineuses). On voit pourtant avec le lait, qui a de très bons ersatz pour sa forme liquide, que la ressemblance ne suffit pas à amener à remplacer l'original, et en ce cas il nous parait assez probable que le succès relatif mais significatif des ersatz de produits zoolaitiers liquides proviennent pour une bonne part de ses originalités en terme de goût. - Le 17 janvier 2024, il participe à la table ronde "Protéines alternatives et viandes cultivées : quel rôle dans la transition vers une alimentation éthique et durable ?" à l'ENS à Paris. Selon le programme, il fait ça aux côtés de Pauline Abela (Agriculture Cellulaire France), Hélène Briand (co-fondatrice Bon Vivant) et Romain Espinosa (un économiste CIRED). Quand à lui, il est présenté comme doctorant chaire Dauphine économie du climat.
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Sur l'ordinato-plateforme privatrice et centralisée
Twitter/X,
le 6 février 2024, il dit
Un très bon point que j'avais négligé dans mon article sur l'impact environnemental de l'élevage d'insectes, et porté à mon attention par @CorentinBiteau, c'est que parmi les quelques produits destinés à l'alimentation humaine, peu ont pour objectif de se substituer à la viande. La plupart de ces produits sont plutôt des snacks, éventuellement des pâtes (les insectes étant utilisés comme farine) ou des tortillas. Or ces produits sont d'ordinaire d'origine végétal, et ont un impact environnemental très faible… contrairement aux insectes. Donc non seulement l'immense majorité des investissements dans l'élevage d'insectes sont destinés à l'alimentation animale (animaux d'élevage ou de compagnie), mais les quelques boîtes qui font de l'alimentation humaine vont plutôt remplacer des produits déjà bas carbone. Et pourtant dans le discours médiatique et l'imaginaire collectif, les insectes sont riches en protéines et pourraient remplacer la viande dans le futur, ce qui leur vaut cette bonne réputation sur le plan environnemental. On pourrait difficilement davantage se tromper !
- Le 11 mars 2024, est publiée, sous forme audio-visuelle, "Viande cultivée : des spécialistes répondent à vos questions !" par Sohan Tricoire. C'est une entrevue de Tom Bry-Chevalier et Nicolas Bureau.
-
Le 24 mars 2024, sur son blog, il publie
"Les influenceurs sont nos amis pour la vie".
C'est à propos des influenceur·euse·s vidéos
et du lobby du zoolait.
L'écologie et la nutrition humaine,
voila ce que met en exergue comme problèmes l'article,
les intérêts des animaux non-humains
étant présentés là de fait comme bien secondaires,
d'ailleurs
on ne demande pas aux influenceurs d’être véganes
. - Le 30 mai 2024, est publié son article "Les insectes: nourriture du futur ou projet sans lendemain?" chez la Fondation Droit Animal.
- Le 2 juin 2024, sur son blog, il publie "Pourquoi la viande végétale chafouine-t-elle autant la droite ?".
- Le 8-9 juin 2024, les partis d'origine d'extrême-droite (Rassemblement National et Reconquête) ont fait presque 40% des exprimé·e·s aux européennes en France, puis le président de la république bourgeoise Emmanuel Macron a annoncé dissoudre l'assemblée nationale. Suite à ça, le 24 juin 2024, est publiée la tribune "Antispécistes contre l'extrême droite" chez blast. Tom-Bry Chevalier en est signataire.
- Le 17 juillet 2023, sont publiés "Appréhender l'élevage d'insectes au-delà des discours de l'industrie : entre défis économiques et fausses promesses environnementales" et "Quelles alternatives à la viande pour contribuer à un système alimentaire plus juste et durable ?" par les estivales de la question animale sur sa chaine chez l'ordinato-plateforme privatrice et centralisée YouTube du Big Brother capitaliste Google.
-
Le 23 juillet 2024, est publié
"Report: Cultivated Meat Could Provide Opportunities for Some UK Farmers"
chez Cultivated X
de vegconomist.
Sur l'ordinato-plateforme privatrice et centralisée
X (anciennement Twitter),
le lendemain, il commente ça
par
Un rapport de la Royal Agricultural University (RAU) du Royaume-Uni a étudié l'impact que l'adoption généralisée de la viande cultivée pourrait avoir sur les agriculteurs britanniques. Sans doute des conclusions en partie valables pour la France également.
Il ne s'en montre donc là pas critique. Pourtant, on peut y lire que la viande artificielle coûterait 30% plus cher que la viande industrielle d'animaux entiers (it is believed that this would cost about 30% more than factory-scale production
), et que les éléveur·euse·s pourraient fournir de la matière à l'industrie de la viande cultivée (such as supplying animal cells or raw materials for cultivated meat production
) qui se lierait donc à l'exploitation animale classique. Par conséquent, elle en serait complémentaire et non une concurrente qui se préparerait à la remplacer (The report suggests that both farming and the cultivated meat industry would benefit from moving away from a polarised debate.
). Que ce soit mieux écologiquement est une chose, mais si cela bénéficie aux exploiteur·euse·s, ce n'est alors pas bénéfique pour les exploité·e·s, au contraire même. -
Le 26 juillet 2024, est publié
"EU’s first application for cultivated meat is for French foie gras"
par Alessandro Ford
pour
politico.eu
. Sur l'ordinato-plateforme centralisée et privatrice X (anciennement Twitter), il y réagit ainsi :Bientôt de la viande cultivée en Europe ? La première demande de mise sur le marché en Europe pour un produit à base de viande cultivée vient d'être déposée par l'entreprise @eatGOURMEY pour son foie gras cultivé. Si tout se passe bien rendez-vous en 2026.
Le foie gras est un choix judicieux pour un premier produit :
- aliment de luxe donc parité-prix plus simple à atteindre
- une structure simple qui facilite sa production et permet de diminuer le coût
- aliment déjà controversé sur le plan éthique donc demande d'alternatives
Je suis d'une manière générale de plus en plus sceptique par rapport à la viande cultivée, mais la stratégie de Gourmey me semble être la bonne. Et je ne dis pas ça uniquement parce que j'ai bossé avec eux avant de faire ma thèse :)
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Le 30 juillet 2024, est publié
"How the Open Wing Alliance has helped free hundreds of millions of chickens from cages"
par Jeremy Klemin
pour Open Philanthropy.
Sur l'ordinato-plateforme centralisée et privatrice
X (anciennement Twitter),
il commente ça :
Un texte intéressant qui revient sur les victoires obtenues par l'Open Wing Alliance pour sortir des millions de poules de leurs cages. Avec un aperçu des négociations entre l'OWA, Carrefour et L214. Un bon exemple victoire récente de l'animalisme !
- Le 4 aout 2024, il pré-publie son article "Comparing the potential of meat alternatives for a more sustainable food system".
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Sur l'ordinato-plateforme privatrice et centralisée
Twitter/X
(d'Elon Musk),
Le 13 aout 2024, il écrit sur ses dons.
On peut notamment y lire
1) Animal Advocacy Africa (34%) vise à renforcer le bien-être des animaux en Afrique en apportant aux organisations locales de défense des animaux et aux défenseurs individuels les ressources nécessaires pour atténuer efficacement l'augmentation des pratiques d'élevage intensif et améliorer le bien-être des animaux d'élevage.
On est là en plein anti-véganisme, puisque l'élevage est légitimé, car il faudrait non l'abolir mais promouvoir de le rendre moins insupportable. - Le 22 aout 2024, est publié l'article scientifique "Insect-based livestock feeds are unlikely to become economically viable in the near future". dans Food & Humanity. Tom Bry-Chevalier en est co-auteur avec Corentin Biteau, Dustin Crummett, Ren Ryba et Michael St. Jules.
- En septembre 2024, est publié "Is turning food waste into insect feed an uphill climb? A review of persistent challenges" dans le volume 49 de Sustainable Production and Consumption. Tom Bry-Chevalier l'a co-écrit avec Corentin Biteau, Dustin Crummett, Ren Ryba et Michael St. Jules.
- En décembre 2024, est publié "Insect-based livestock feeds are unlikely to become economically viable in the near future" dans le volume 3 de Food amp; Humanity. Tom Bry-Chevalier l'a co-écrit avec Corentin Biteau, Dustin Crummett, Ren Ryba et Michael St. Jules.
- Le 7 octobre 2024, est publié "Interviews on the animalist movement in Japan" / "Entretien croisé sur le mouvement animaliste au Japon" chez L'Amorce. Pour donner une analyse du Japon, on a au moins en apparence des profils différents : Maho Uehara-Cavalier (zoowelfariste), Rei Nakama (végétarienne ou flexitarienne, donnatrice et sans activité militante), Mineto Meguro (se prononce pour les droits des animaux et donc l'abolition et est végan·e), Amane Watahiki (zoowelfariste). Pour ce qui est du recueil des propos, ce sont Joséphine G. et Tom Bry-Chevalier.
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Sur l'ordinato-plateforme privatrice et centralisée
X (anciennement Twitter),
le 22 octobre 2024, Méphala écrit
Si acheter de la drogue vous rend complice des meurtres commis dans le cadre du trafic. J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle pour vous. Vous êtes aussi complice des crimes contre l'humanité de Total en Afrique si vous avez acheté une fois du pétrole à Total.
Le lendemain, au même "endroit", Tom Bry-Chevalier rétorque parJe pensais que l'idée de
there is no ethical consumption under capitalism
, c'était de souligner que le système de production capitaliste créait nécessairement du tort, pas de justifier le relativisme moral le plus total et la déresponsabilisation des consommateurs. - Le 3 mars 2025 vers 10h, est publié "L'élevage d'insectes, un échec économique et écologique" par Benjamin Douriez pour Reporterre. Tom Bry-Chevalier a été interrogé à cette occasion.
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Le 7 mars 2025, est publié
"Breaking: Mission Barns secures FDA approval for cultivated fat, gears up for US launch"
par Elaine Watson
pour AgFunderNews.
Sur l'ordinato-plateforme privatrice et centralisée
BlueSky
(quitte à utiliser une alternative à Twitter/X,
pourquoi ne pas plutôt se tourner
vers Mastodon
ou Pleroma ?),
le lendemain, il y réagit :
Mission Barns vient d'obtenir l'approbation FDA pour sa graisse de porc cultivée ! Cela faisait un moment que nous n'avions pas eu de nouveaux produits approuvés dans ce secteur. L'approbation finale du USDA est encore nécessaire avant le lancement aux USA.
La startup va lancer des boulettes de viande et du bacon dans des restaurants à San Francisco et chez Sprouts Farmers Market. Ces produits combineront protéines végétales et petites quantités de graisse de porc cultivée.
Cette approbation est selon moi symbolique du chemin que prendra probablement la viande cultivée : se concevoir comme un ingrédient à ajouter à des matières végétales plutôt qu'un produit fini en lui-même. Cette approche hybride permet notamment de réduire considérablement les coûts. Le pari de Mission Barns: la graisse est plus facile et rapide à cultiver que le muscle, nécessite des intrants moins coûteux, et même en petite quantité, peut améliorer significativement l'expérience gustative des alternatives végétales.
Mais question importante : les personnes intéressées par ces produits hybrides sont-elles les mêmes qui étaient intéressées par la viande cultivée comme alternative à la viande conventionnelle ? L'approche hybride pourrait-elle rebuter certains consommateurs "viandards" ?
Cette nouvelle arrive dans un contexte difficile : le financement pour la viande cultivée s'est effondré, passant de 989M$ en 2021 à seulement 177M$ en 2023. En 2024, seulement deux levées notables: Mosa Meat (43M) et EverAfterFoods (10M). À voir si cela peut aider à redynamiser le secteur.
- Le 17 mars 2025, est publié son article "Taïwan, terre de protection animale ? Regards croisés d’activistes taïwanaises" / "Taiwan, Land of Animal Protection? Perspectives from Taiwanese Activists" chez L'Amorce.
Références externes
- Site web personnel
- Compte informatique sur la plateforme privatrice et centralisée BlueSky
- Compte informatique TomBryChevalier sur la plateforme privatrice et centralisée Twitter/X
- Bureau d'Économie Théorique et Appliquée